Les 6 briques d’un site internet d’entreprise
Créer un site internet pour sa PME ne se résume pas à choisir un modèle de pages. Un site d’entreprise repose sur six briques distinctes, facturées et gérées séparément : le nom de domaine, l’hébergement, l’e-mail professionnel, le certificat SSL, la sauvegarde externe et l’outil de création. Un dirigeant non technique n’a pas à savoir les installer ; il doit savoir ce qu’elles font, qui les commande et où sont rangés les justificatifs.
| Brique | Ce que c’est | Qui s’en occupe | À quoi faire attention |
|---|---|---|---|
| Nom de domaine | L’adresse du site (votre-entreprise.fr), louée à l’année | Le dirigeant, au nom de la société | Titulaire = l’entreprise. Renouvellement automatique et verrouillage activés. |
| Hébergement web | L’espace serveur qui stocke les fichiers et la base du site | Le dirigeant commande, le prestataire reçoit un accès distinct | Serveurs en France, sauvegardes quotidiennes, support joignable. |
| E-mail professionnel | Des adresses prenom@votre-entreprise.fr | Le dirigeant crée, chaque salarié configure sa boîte | Une boîte par personne, une adresse de rôle (contact@), un mot de passe par compte. |
| Certificat SSL | Le cadenas HTTPS qui chiffre les échanges avec le visiteur | L’hébergeur, automatiquement | Renouvellement automatique ; un certificat expiré affiche un avertissement à chaque visiteur. |
| Sauvegarde externe | Une copie du site stockée hors de l’hébergement | Le dirigeant active l’option | Copie quotidienne hors du serveur du site, restauration testée une fois. |
| Outil de création | WordPress, un constructeur intégré à l’hébergement ou une agence | Le dirigeant choisit, le prestataire réalise | Accès administrateur remis à l’entreprise. Maintenance prévue dès la livraison. |
Créer un site internet pour sa PME : dans quel ordre commander
L’ordre compte, parce que chaque brique dépend de la précédente. Signer avec une agence avant d’avoir réservé le domaine conduit souvent à un domaine enregistré au nom de l’agence. Suivez cet ordre, quelle que soit la taille du projet.
- Le nom de domaine. Réservez-le en premier, au nom de l’entreprise. Un nom de domaine en .fr se commande dès 9,90 € et se gère avec le verrouillage et la gestion DNS depuis l’Espace client. Prenez le
.fret, si possible, le.com. - L’hébergement. Un hébergement web mutualisé dès 99 €/an HT suffit pour un site vitrine : disques NVMe, panneau Plesk, isolation des comptes avec CloudLinux et SSL gratuit. Commandé au même endroit, le domaine est rattaché automatiquement.
- L’e-mail professionnel. Dès que le domaine existe, créez les adresses : les clients écrivent à
contact@votre-entreprise.frbien avant la mise en ligne du site. Le service d’e-mail professionnel démarre à 3,50 €/mois par boîte. - Le certificat SSL. Le certificat Let’s Encrypt est inclus et se renouvelle seul ; un certificat OV ou EV, dès 24,90 €/an, n’est utile que pour afficher le nom de la société dans le certificat.
- La sauvegarde externe. Activez-la avant que le prestataire commence, pas après la livraison. Une sauvegarde automatique quotidienne hors hébergement coûte 14,90 €/an et se restaure en un clic.
- L’outil de création. C’est la dernière brique, pas la première. Elle dépend de votre contenu et de qui mettra le site à jour.
Les briques 1 à 5 se commandent en une heure ; la brique 6 prend trois à quatre semaines. Le prestataire travaille ainsi sur un environnement qui vous appartient.
Qui doit être titulaire de quoi
Le nom de domaine au nom de l’entreprise, jamais de l’agence
Le titulaire d’un nom de domaine est la personne, physique ou morale, inscrite dans la base du registre. C’est elle qui décide du renouvellement, du transfert et des DNS. Si l’agence l’enregistre à son nom, vous dépendez d’elle pour toute la vie du site. Le contact titulaire doit porter la raison sociale, le SIREN et une adresse e-mail que l’entreprise contrôle. Le contact technique peut être l’agence : il reçoit les alertes, il ne décide de rien.
L’hébergement sur un compte ouvert par l’entreprise
Ouvrez vous-même le compte dans l’Espace client (dash.novahoster.fr), réglez avec le moyen de paiement de la société et gardez les factures. Donnez ensuite au prestataire un accès Plesk distinct, révocable à la fin de la mission sans toucher à votre identifiant. Un hébergement souscrit par l’agence et refacturé vous prive des accès et de la liberté de changer de prestataire.
Les accès : un compte par personne
Chaque personne a son identifiant pour l’Espace client, Plesk, l’administration du site et sa boîte e-mail. Les mots de passe vont dans un gestionnaire partagé de l’entreprise, pas dans un e-mail. Quand un salarié ou un prestataire part, on désactive son compte.
Quel outil de création choisir : WordPress, Site IA ou agence
Les trois options produisent un site vitrine correct. Choisissez selon qui modifiera le site dans un an, pas selon qui le livre aujourd’hui.
WordPress : le standard pour un site vitrine évolutif
WordPress s’installe depuis Plesk en quelques minutes ; le guide pour installer WordPress sur un hébergement NovaHoster détaille la méthode. Il convient si vous prévoyez un blog ou, plus tard, une boutique WooCommerce. Sa contrepartie : des mises à jour mensuelles du cœur, du thème et des extensions, à faire ou à confier.
Site IA : le constructeur intégré à Plesk pour un site simple
Le constructeur Site IA (Sitejet dans Plesk) génère une première version du site à partir d’une description de votre activité, puis vous modifiez textes et images dans une interface visuelle, sans extension à mettre à jour. Il convient à un artisan, un commerçant ou une profession libérale qui veut 4 à 8 pages et un formulaire de contact, sans dépendre d’un prestataire pour changer un tarif.
Agence ou freelance : quand le contenu justifie un budget
Une agence apporte la rédaction, la photo, le design et la mise en place. Le contrat doit préciser trois points : le site est installé sur votre hébergement, les accès administrateur vous sont remis à la livraison, et la maintenance (mises à jour, sauvegardes, corrections) fait l’objet d’une ligne séparée avec un tarif annuel. Demandez aussi un export complet du site à la livraison.
Budget annuel indicatif d’un site vitrine d’entreprise
Le tableau reprend les tarifs d’entrée des services NovaHoster, en euros hors taxes, pour un site vitrine avec une boîte e-mail. Il ne comprend pas la prestation de création.
| Brique | Tarif d’entrée | Périodicité | Remarque |
|---|---|---|---|
| Nom de domaine .fr | 9,90 € | Annuel | Compter un second domaine si vous prenez aussi le .com |
| Hébergement web mutualisé | 99 € | Annuel | SSL, Plesk et sauvegardes quotidiennes inclus ; satisfait ou remboursé 30 jours |
| E-mail professionnel | 3,50 € par boîte | Mensuel | Soit 42 € par an et par boîte |
| Certificat SSL | 0 € (Let’s Encrypt) ou dès 24,90 € | Annuel | OV ou EV seulement si le nom de la société doit apparaître dans le certificat |
| Sauvegarde externe | 14,90 € | Annuel | Copie quotidienne hors hébergement, restauration en un clic |
| Site IA | Voir la page service | — | Constructeur intégré à Plesk, pas d’extension à maintenir |
Pour un site vitrine avec un domaine, un hébergement mutualisé, une boîte e-mail, le SSL gratuit et la sauvegarde externe, le total récurrent est d’environ 166 € HT par an, plus 42 € HT par boîte e-mail supplémentaire. Une formule e-commerce (dès 399 €/an) remplace la ligne hébergement si le site vend.
Le prix de la prestation de création varie fortement selon le nombre de pages, la rédaction et la photo. Entre deux devis, comparez moins le prix de départ que la ligne de maintenance annuelle et la clause de remise des accès.
Calendrier type : une mise en ligne en 4 semaines
Quatre semaines suffisent pour un site vitrine quand les briques techniques sont commandées le premier jour. Dans la pratique, c’est le contenu qui retarde les projets, pas la technique.
Semaine 1 : commander et sécuriser
- Réserver le domaine au nom de l’entreprise ; activer renouvellement automatique et verrouillage.
- Commander l’hébergement, rattacher le domaine, vérifier le HTTPS sur la page par défaut.
- Créer les boîtes e-mail (
contact@, puis une par personne). - Activer la sauvegarde externe ; choisir l’outil de création et signer le devis avec la clause de remise des accès.
Semaine 2 : contenu et structure
- Lister les pages (accueil, prestations, contact, mentions légales, confidentialité) ; rédiger les textes, rassembler logo, photos et SIREN.
- Installer WordPress ou générer la première version avec Site IA.
Semaine 3 : intégration et pages obligatoires
- Intégrer les pages ; tester le formulaire de contact jusqu’à la réception du message dans la boîte pro.
- Publier les mentions légales et la politique de confidentialité ; ajouter les CGV si le site vend.
Semaine 4 : contrôle et mise en ligne
- Dérouler la liste de contrôle de ce guide avec le prestataire.
- Ouvrir le site et mettre l’adresse sur les signatures e-mail et les devis.
Les obligations légales d’un site d’entreprise en France
Un site professionnel est soumis à des obligations d’information, même s’il ne vend rien : la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) pour les mentions légales, le Code de la consommation pour la vente et le RGPD pour les données personnelles.
Les mentions légales d’un site de société
- Dénomination sociale, forme juridique, capital social et adresse du siège.
- Numéro RCS ou répertoire des métiers, SIREN et numéro de TVA intracommunautaire.
- Nom du directeur de la publication (en général le représentant légal) et un moyen de contact.
- Nom, adresse et numéro de téléphone de l’hébergeur du site.
Un entrepreneur individuel indique ses nom, prénom et domicile à la place de la dénomination sociale.
CGV, RGPD et formulaires
Si le site vend, il doit afficher des conditions générales de vente, le prix TTC, les délais de livraison et le droit de rétractation. Dès qu’un formulaire collecte un nom ou une adresse e-mail, le RGPD s’applique : finalité indiquée sous le formulaire, politique de confidentialité et, si vous intégrez des outils de mesure d’audience, un consentement aux cookies. Le guide RGPD pour le site d’une PME donne la liste de contrôle complète pour l’hébergement et les formulaires.
Les erreurs classiques et comment les éviter
Ces erreurs reviennent souvent chez les dirigeants qui reprennent la main sur un site existant. Plus tard elles sont découvertes, plus elles coûtent.
- Le domaine au nom du prestataire. Vérifiez le titulaire avec l’outil whois du registre. Si ce n’est pas l’entreprise, demandez par écrit un changement de titulaire, tant que la relation est bonne.
- Une adresse Gmail ou Orange pour l’entreprise. Elle sort du contrôle de la société si la personne part et elle n’inspire pas confiance sur un devis. Le guide pour créer une boîte e-mail professionnelle explique comment choisir les adresses et sécuriser les accès.
- Aucune sauvegarde hors hébergement. La sauvegarde de l’hébergeur protège contre un incident serveur ; elle ne protège pas si le compte est fermé, piraté ou si l’agence supprime le site par erreur.
- Des mentions légales absentes ou recopiées d’un autre site. Elles doivent porter vos informations, y compris le nom et l’adresse de votre hébergeur réel.
- Un site livré sans maintenance. Sans mise à jour, WordPress devient vulnérable. Décidez qui fait les mises à jour et à quelle fréquence.
- Un renouvellement de domaine oublié. Le site et les e-mails s’arrêtent le même jour. Activez le renouvellement automatique et faites lire l’adresse de facturation par deux personnes.
Liste de contrôle avant la mise en ligne
Déroulez cette liste avec votre prestataire la veille de l’ouverture.
Propriété et accès
- Le domaine est au nom de l’entreprise, renouvellement automatique et verrouillage activés.
- L’hébergement est souscrit sur un compte ouvert par l’entreprise ; les factures sont en comptabilité.
- Vous avez un accès administrateur au site et à Plesk, distinct de celui du prestataire.
Technique
- Le site répond en HTTPS sur
votre-entreprise.fretwww.votre-entreprise.fr, sans avertissement. - Le formulaire de contact a été testé et le message est arrivé dans la boîte pro, pas dans les indésirables.
- La sauvegarde externe est active et une restauration a été testée.
- Le site s’affiche correctement sur un téléphone.
Conformité
- Les mentions légales sont publiées avec SIREN, siège, directeur de publication et hébergeur.
- La politique de confidentialité est publiée ; chaque formulaire indique l’usage des données.
- Les CGV sont en ligne si le site vend ; les prix sont affichés TTC.
- Le bandeau de consentement est en place si des outils de mesure ou des vidéos tierces sont intégrés.
Suivi
- La personne ou le contrat chargé des mises à jour est identifié, avec une fréquence.
- Les échéances du domaine, de l’hébergement et des e-mails sont dans l’agenda de la société.
Après la mise en ligne : les documents à conserver et le suivi
Un site d’entreprise vit souvent plus longtemps que la relation avec le prestataire qui l’a créé. Ces documents permettent de reprendre la main ou de changer d’hébergeur sans dépendre de personne.
Le dossier « site internet » de l’entreprise
- Les factures du domaine, de l’hébergement, des e-mails, du SSL payant et de la sauvegarde, classées par année.
- Le devis signé du prestataire, avec la clause de propriété du contenu et de remise des accès.
- La liste des accès (sans les mots de passe) : quel compte, qui le détient, à quoi il donne accès.
- Le code de transfert du domaine (code EPP), demandé une fois et conservé au coffre.
- Un export complet du site à la livraison, stocké hors hébergement.
Le suivi dans l’année
Chaque mois, les mises à jour du site (WordPress, thème, extensions). Chaque trimestre, un test de restauration de la sauvegarde. Chaque année, avant l’échéance du domaine, la relecture des mentions légales et la vérification du titulaire et du moyen de paiement. En cas de doute, le support NovaHoster, assuré 7j/7 par des développeurs, confirme l’état des renouvellements et des sauvegardes.
Questions fréquentes
De quoi a-t-on besoin pour créer un site internet d’entreprise ?
Faut-il acheter le nom de domaine et l’hébergement chez le même prestataire ?
Combien coûte un site vitrine d’entreprise par an ?
Mon agence a enregistré le nom de domaine à son nom, que faire ?
Peut-on utiliser une adresse Gmail pour l’e-mail de son entreprise ?
Quelles mentions légales sont obligatoires sur le site d’une PME ?
WordPress ou constructeur de site : lequel choisir pour un artisan ou un commerçant ?
La sauvegarde de l’hébergeur suffit-elle pour un site d’entreprise ?
Guides liés
Pour aller plus loin sur le même sujet, et sur ce qui l’entoure :
Sources techniques
[1] entreprendre.service-public.fr — Quelles sont les mentions obligatoires sur un site internet ? [2] Légifrance — Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) [3] CNIL — RGPD : par où commencer [4] CNIL — Cookies et autres traceurs
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